Michaël DENIZET, responsable agronomique, vous parle des herbicides betteraves
Publié le 01/12/2025
Les quatre campagnes de mise à l’essai dans son réseau d’expérimentation, le service agronomique de Cristal Union, valide la nouveauté herbicide d’UPL : Beetup® pro, Betasana® pro, Beetup® max et Wizard®, comme solution face aux dicotylédones notamment en conditions sèches.
Un herbicide de post-levée qui assure une efficacité constante malgré les aléas météorologiques. La promesse est tenue par UPL avec sa nouveauté commercialisée sous les noms Beetup® pro, Betasana® pro, Beetup® max et Wizard®, d’après les résultats des essais de Cristal-Union menés depuis quatre ans. Homologué depuis la campagne betteravière de 2025, cette synergie est aujourd’hui autorisée en betteraves sucrières et betteraves fourragères. Formulé à base de 125 g/L de phénmédiphame et de 125 g/L d’éthofumésate, elle apporte une solution en agissant par contact sur les dicotylédones en post levée.
Des points en plus
« Dans nos essais, l’herbicide est ressorti lors des dernières notations en 2025 avec une note de 8,2/10, contre 7,3/10 pour le programme classique de référence BTGV (Bettapham (phenmediphame), Tramat F (éthofumesate), Goltix Flo (métamitrone), Venzar SC (lénacile)), détaille Michaël Denizet, du service agronomique de Cristal Union basé à Arcis-sur-Aube. Sachant qu’une note de 7 représente la limite acceptable pour l’agriculteur, nous voyons que la spécialité d’UPL se comporte encore très bien cette année ». Mise en test dans le réseau d’essais de la coopérative depuis 2022 il apparaît que la formule fait notamment la différence au cours des années les plus délicates pour les produits de contact, c’est-à-dire les années sèches comme le fut 2025.
Privilégier le T1 et le T2
« Nous conseillons ce produit particulièrement pour les deux premiers passages, sur les quatre généralement pratiqués en conventionnel, détaille l’agronome de Cristal- Union. En effet, les deux premiers tours (T1 et T2) sont les plus critiques. La flore est alors très diversifiée et risque d’être très pénalisante pour la culture. La betterave ne supporte aucune concurrence et particulièrement au début de son cycle ». Avec le recul de ses essais, le service agronomique de Cristal-Union préconise un passage en T1 à 1,2 l/ha et 1l pour le T2. « Pour le T3 et le T4 il est possible de conserver cette spécialité avec des doses de 1l, complète Michaël Denizet. A cette période, il est aussi possible de basculer sur des formules simples pour cibler spécifiquement une flore particulièrement présente. Par exemple intégration de la clomazone pour la gestion des chénopodes. Dans tous les cas, le désherbage des betteraves est une étape cruciale dans la réussite de la culture et chaque point d’efficacité gagné contre les adventices compte. Avec une bonne gestion de l’enherbement c’est toute la chaîne de la culture jusqu’aux débits de chantier de récolte et de déterrage qui se trouve ensuite facilitée ».
Baisse des IFT
L’agronome constate également que cette nouvelle formule herbicide de post levée s’intègre avantageusement dans des stratégies à bas niveaux d’intrants. « Du fait de sa formulation, les indices de fréquence de traitement peuvent être réduits de 10 à 15% sur l’aspect traitement des dicotylédones en post-levée, estime-t-il. Cela présente un intérêt en combinaison avec d’autres techniques pour atteindre par exemple les objectifs de certification haute valeur environnementale (HVE). Par ailleurs le produit combine deux matières actives ce qui simplifie la gestion du local phytosanitaire et le remplissage du pulvérisateur avec moins de risque d’erreur et de manipulation. La formule peut aussi être mélangée avec des produits insecticides ou encore avec certains autres produits herbicides de contact ».